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Comment choisir son Avocat

21/11/2012

Personnage central de votre procédure de divorce, l'avocat va suivre votre dossier du début jusqu'à la conclusion de votre affaire. Choisir un « bon avocat » n'est pas une mission évidente.

 

 

1. Prenez un avocat spécialisé dans le droit de la famille qui connaisse bien le divorce et les régimes matrimoniaux.

Hélène (35 ans) : " Mon avocat était une connaissance, il a accepté l'affaire car c'était un ami de mon frère et je pense qu'il faut éviter cela. Il n'était pas spécialisé dans les divorces et c'est un tort. Il a bâclé le dossier. Je ne pouvais pas le joindre et je ne pouvais pas hurler. Mon divorce se faisait à l'amiable, il m'avait fait un forfait à 1524 euros mais en réalité j' ai payé 762 euros de plus ".

 

2. Lors de la première entrevue, l'avocat doit savoir écouter et surtout comprendre votre situation. Ensuite il doit vous conseiller sur la procédure et la stratégie à adopter. Ne perdez pas de vue que votre avocat est un conseil et qu'à ce titre il doit mettre tous les moyens en ?uvre pour assurer la réussite de votre action.

 

3. N'oubliez pas que vous n'êtes pas forcément juriste, l'avocat doit avoir à votre égard un langage simple et compréhensible , c'est déjà un premier gage d'empathie.

 

4. Les honoraires des avocats sont libres : forfait ou paiement à l'heure. On a trop tendance à croire que plus le coût est élevé plus la défense est bien assurée : c'est faux ! Optez plutôt pour le forfait, cela vous évitera d'avoir des surprises si la situation est longue et pénible. Négociez le forfait avant le début de la procédure et faites signer une convention d'honoraires qui vous servira de base contractuelle. Attention : sachez que les avocats vous donnent toujours leurs honoraires hors taxes : pensez à rajouter 19.6 % à votre facture, c'est loin d'être négligeable.

 

Julie (30 ans) : oct. 98 début de la procédure; nov. 2001 toujours pas divorcée J'en suis à mon 3ème avocat ! " 1er avocate : ma s?ur me l'a recommandée, elle était très fine, sympa, mais très chère et injoignable, elle travaillait au tarif horaire (198 euros de l'heure). Mon divorce était complexe et long. Résultat des courses 30 489 euros d'honoraires (mon affaire loin d'être réglée ). 2ème avocate : recommandée par un collègue de bureau, soit disant très pro et bonne négociatrice. En réalité mondaine, injoignable, très sèche, ne tenant pas la route sur le plan juridique, un contact très désagréable et des plaidoiries très alambiquées, pas lu le dossier. Tarif : 6 098 euros 3ème avocate : bon contact, tarif forfaitaire négocié avant de lui avoir confier le dossier, ne promet pas la lune, intuitive, avec un discours réaliste, et bien entendu disponible au téléphone. Virage à 180°, changement de stratégie, se bat sur la personnalité de mon ex. Normalement ; mon divorce aurait dû me coûter 7 622 euros, j'en suis à 42 685 euros. J'ai dû emprunter pour régler le solde ".

 

5. Fondamental : votre avocat doit être disponible. Si vous n'arrivez jamais à le joindre et qu'il ne vous rappelle pas dans les 48 heures, n'hésitez pas à en changer. Votre avocat n'est pas votre psy, ne le dérangez pas pour des choses anodines, il n'a pas que votre affaire en charge. En revanche il doit vous prévenir régulièrement de l'avancée du dossier.

 

6. Ne vous laissez pas entraîner dans une procédure que vous n'avez pas choisie. Certains avocats ont la nette tendance à vouloir envenimer la situation plutôt que de chercher le compromis. Vous devez rester maître de la décision à prendre. Maître Robert : " J'ai défendu un joueur de tennis célèbre pendant son divorce, les époux avaient choisi un divorce par consentement mutuel et avaient gardé de très bonnes relations entre eux. L'avocat de la partie adverse a tellement envenimé la situation, que la procédure a duré des années ".

 

7. Evitez de prendre une amie comme avocate , ne mélangez pas les genres. On sait ce qu'il advient de l'amitié lorsqu'on perd une affaire. Parfois les amis sont trop impliqués dans vos affaires personnelles et n'ont plus assez de recul pour assurer votre défense sereinement. Maître Valleton : " Au début de ma carrière, j'ai défendu une amie lors de son divorce, c'était une procédure difficile. Résultat : perte de la garde de ses enfants, j'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre et je n'ai plus traité d'affaires de divorce pendant plus de 10 ans ".